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Anthropologie du Vietnam (3 premiers volumes)

L’espace mental du lien – L’espace spirituel de la vie – L’espace réflexif de l’homme

anthropologie

L’auteur pro­pose une ana­lyse basée pour l’essentiel sur des maté­riaux issus de pro­verbes, de dic­tons, de maximes, d’adages, de devi­nettes et de chants popu­laires, en somme des savoirs lan­ga­giers, donc cog­ni­tifs, du peuple pour conduire à l’interprétation anthro­po­lo­gique du savoir natio­nal viet­na­mien. Ce monde cog­ni­tif popu­laire a sa propre grâce, c’est à l’anthropologue d’en décou­vrir la logique, le méca­nisme, en livrant le sens sin­gu­lier de cette « noblesse popu­laire ». De sur­croît, ces maté­riaux popu­laires ont mon­tré leur effi­ca­ci­té tout au long de l’histoire du Vietnam. Toujours à la hau­teur de la culture dite savante, le savoir véhi­cu­lé par les pro­verbes a ins­pi­ré par ses hau­teurs de vue les oeuvres majeures des let­trés-sages et plus récem­ment celles des artistes natio­naux. L’espace spi­ri­tuel de la vieL’espace spi­ri­tuel de la vie, du par­cours de la créa­ti­vi­té, de la luci­di­té à la réflexi­bi­li­té de la séré­ni­té, pro­pose une autre pro­jec­tion anthro­po­lo­gique issue des divers champs d’existence, à par­tir de la fécon­di­té de l’imaginaire col­lec­tif. Cette anthro­po­lo­gie qui s’intéresse avant tout au sort de la per­sonne viet­na­mienne est d’abord une réflexion spi­ri­tuelle en soi puis une acti­vi­té créa­trice d’adages, de pro­verbes, de dic­tons, de devi­nettes et de chants popu­laires por­teurs d’un gain d’humanité qui ins­pire le per­son­nage concep­tuel du savoir popu­laire à la viet­na­mienne face aux diverses épreuves, de la vie à la mort. Des figures variant de la science à l’art, de la bon­té au chaos, de l’affront à la bien­veillance, des figures qui entrent en réso­nance avec l’homme vivant comme sens mais aus­si comme errance, entre risques de som­brer et chances de se redres­ser. L’espace réflexif de l’hommeL’anthropologie lit­té­raire est ici le nœud des ren­dez-vous où se croisent l’histoire, la phi­lo­so­phie, la socio­lo­gie. Au car­re­four de ces dis­ci­plines, les œuvres lit­té­raires par­ti­cipent acti­ve­ment à la construc­tion d’une (pos­sible) pen­sée viet­na­mienne. Le Vietnam est un pays jugé sou­vent sans phi­lo­so­phie, d’où la dif­fi­cul­té de cette entre­prise de cher­cher puis de lais­ser appa­raître les argu­ments des grands auteurs viet­na­miens, dans le contexte de la réa­li­té his­to­rique du Vietnam, sans oublier de s’approcher pro­gres­si­ve­ment des condi­tions du dia­logue entre les auteurs et le peuple : la culture et le des­tin de ce pays.

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