Collection :

Les Huguenots et l’Atlantique

Vol. 1 - Pour Dieu, la Cause ou les Affaires

Sous la direction de 
huguenots_n1

Fruit d’une col­la­bo­ra­tion inter­na­tio­nale, cet ouvrage en deux volumes offre pour la pre­mière fois une vaste syn­thèse sur les rela­tions que les pro­tes­tants fran­çais entre­tiennent avec le monde atlan­tique depuis le XVIe siècle. De l’Europe au Brésil, de l’Amérique du Nord à l’Afrique du Sud, les hugue­nots ont mar­qué de leur empreinte bien des ter­ri­toires, lais­sant des traces patri­mo­niales durables, tant dans les pay­sages que dans les mémoires. Monuments his­to­riques, sites tou­ris­tiques, col­lec­tions archi­vis­tiques ou muséo­gra­phiques, plaques com­mé­mo­ra­tives, patro­nymes, recettes culi­naires, noms d’écoles, de loca­li­tés ou de rues, contri­buent à rap­pe­ler, d’un rivage à l’autre, cette his­toire com­mune – une his­toire qui trans­cende les cadres natio­naux. Les cen­taines de docu­ments ico­no­gra­phiques réunis ici en témoignent et per­mettent d’appréhender cette pré­sence hugue­note dans toute son éten­due spa­tiale et tem­po­relle. Le pre­mier volume s’attache plus par­ti­cu­liè­re­ment au rôle et à la place des hugue­nots dans l’expansion mari­time et colo­niale euro­péenne. Qu’ils aient été pirates, cor­saires ou pêcheurs, mar­chands, sol­dats ou pas­teurs, plan­teurs, arti­sans ou modestes colons, ils ont certes fait fré­mir les puis­sances catho­liques, mais ils ont éga­le­ment contri­bué au déve­lop­pe­ment et à la pros­pé­ri­té des pre­mières colo­nies fran­çaises. Sait-on par exemple que Henri de Navarre, futur Henri IV, a encou­ra­gé la guerre mari­time à l’encontre des « papistes » à la veille de son acces­sion au trône ? Que ces hugue­nots ont exer­cé un rôle fon­da­men­tal dans l’aventure cana­dienne ? Que la ville de São Luis, au Brésil, a été fon­dée au début du xviie siècle par l’un d’entre eux ? Que ces mêmes hugue­nots avaient la haute main sur le com­merce sucrier ? Que la marine du roi ne pou­vait se pas­ser de leurs ser­vices, même après la révo­ca­tion de l’édit de Nantes (1685) ? Que le monde des affaires fai­sait le plus sou­vent fi des conflits confes­sion­nels ? Et si beau­coup ont fina­le­ment choi­si l’exil pour pou­voir pra­ti­quer leur culte en toute liber­té, ils ont tis­sé par la même occa­sion de véri­tables pas­se­relles éco­no­miques et cultu­relles entre leur pays d’origine et les socié­tés qui les accueillirent.

Du même auteur :