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Le Siècle d’Albion

L’Empire britannique au XIXe siècle (1815-1914)

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Aucune puis­sance, ni l’Espagne de la Renaissance, ni les États-Unis du XXe siècle, n’a plus que la Grande- Bretagne contri­bué à la nais­sance du monde contem­po­rain, à la dif­fu­sion des pro­grès scien­ti­fiques et tech­no­lo­giques et des valeurs reli­gieuses, morales et poli­tiques du vieux conti­nent. C’est à l’Angleterre que l’on doit l’ouverture du monde, le décloi­son­ne­ment des civi­li­sa­tions et des socié­tés. Différents fac­teurs expliquent l’avance et la puis­sance d’Albion au XIXe siècle et l’empreinte qu’elle a lais­sée sur le monde : la conquête des liber­tés et le consen­sus autour des ins­ti­tu­tions, la puis­sance éco­no­mique et la domi­na­tion des océans, l’efficacité du Foreign Office dans les affaires euro­péennes, l’esprit d’entreprise de ses fils, tels Thomas Stamford Raffles à Singapour, James Brooke, le « rajah blanc de Bornéo », et Livingstone, qui incarne les valeurs morales de sa nation. Le lec­teur trou­ve­ra dans cet ouvrage d’importants déve­lop­pe­ments sur la situa­tion poli­tique et sociale et sur les men­ta­li­tés de l’Angleterre vic­to­rienne, sur son essor indus­triel et com­mer­cial et sur les dif­fi­cul­tés du tour­nant du siècle, quand émergent de nou­veaux géants, sur sa poli­tique d’équilibre sur le conti­nent et de maî­trise de la Méditerranée et de la route des Indes. L’hétérogénéité de l’empire est ana­ly­sée en détail : des colo­nies de peu­ple­ment qui accèdent au self-govern­ment et des colo­nies d’exploitation, où les droits poli­tiques des « indi­gènes » sont inexis­tants ; des pos­ses­sions tan­tôt admi­nis­trées direc­te­ment, tan­tôt régies par l’indirect rule. L’histoire inté­rieure des plus impor­tantes est pri­vi­lé­giée, et notam­ment les secousses qui les agitent, comme la révolte des Cipayes et la guerre des Boers, sans vrai­ment ébran­ler les cer­ti­tudes de Londres.

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