Les Catholiques et l’économie-sociale en France

XIXe-XXe siècles

catholiques

La ques­tion, por­tée par l’actualité, est de savoir si le capi­ta­lisme est moral ou mora­li­sable. L’historienne ana­lyse les pra­tiques pri­vées et publiques qui, dans le pas­sé, ont répon­du à la volon­té d’associer la morale à l’économie comme y invite la doc­trine sociale catho­lique. Chemin fai­sant, la notion d’économie-sociale est reliée à la morale qu’inspire la jus­tice, éco­no­mie et morale sont asso­ciées pour répondre aux néces­si­tés de l’homme en socié­té. Conduite dans la longue durée des civi­li­sa­tions, la réflexion met en évi­dence que l’économie, dont la voca­tion est de ser­vir l’homme et la socié­té, se coupe de sa rai­son d’être en l’absence de mobiles sociaux moraux. Elle fait res­sor­tir que les rap­ports éco­no­miques qui lient les hommes entre eux ne peuvent se construire dura­ble­ment sur d’égoïstes inté­rêts. Nombreux ont été les Français à en acqué­rir la cer­ti­tude depuis le début du XIXe siècle, et à expri­mer consé­quem­ment leur pré­di­lec­tion pour une orga­ni­sa­tion éco­no­mique qui per­mette à cha­cun de vivre décem­ment de son tra­vail dans le res­pect de celui d’autrui. Une défi­ni­tion claire et simple de l’économie tout à la fois sociale et morale, et des pro­pos par­ti­cu­liè­re­ment oppor­tuns en ces temps de crises. 

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