Vivre la ville

Les classes populaires à Paris, 1re moitié du XIXe siècle

Sous la direction de 
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Les connais­sances sur la ville de Paris de la pre­mière moi­tié du XIXe siècle et en par­ti­cu­lier de ses classes popu­laires avaient bien besoin d’être renou­ve­lées. Si Louis Chevalier leur avait consa­cré un ouvrage majeur en 1958, per­sonne depuis ne s’est atta­qué direc­te­ment au sujet et la « thèse Chevalier » est ain­si reprise par la plu­part des his­to­riens depuis cin­quante ans. L’objectif de Vivre la ville. Les classes popu­laires à Paris (1re moi­tié du XIXe siècle) consiste à démon­trer, contre les idées reçues, que le Paris de cette époque se situe dans la conti­nui­té du siècle qui pré­cède et annonce bien le demi siècle qui suit ; que la ville n’é­tait pas vic­time et malade de son immi­gra­tion, mais dyna­mique et capable de l’in­té­grer ; et fina­le­ment que les classes popu­laires, mal­gré les contraintes fortes qui pesaient sur elles, n’é­taient dans leur très grande majo­ri­té ni alié­nées ni dan­ge­reuses, mais qu’elles ont démon­tré leur capa­ci­té à agir sur leur condi­tion et ont fait preuve d’une capa­ci­té de réac­tion net­te­ment plus impor­tante qu’on ne l’a cru jus­qu’à main­te­nant. À par­tir de sources inex­ploi­tées ou inter­ro­gées de façon nou­velle, s’ap­puyant sur les recherches concer­nant les villes et les classes popu­laires, de France et d’ailleurs, les plus récentes, l’ou­vrage ne se pré­sente pas sur un mode nar­ra­tif. Il traite suc­ces­si­ve­ment de migra­tions, de groupes soi-disant mar­gi­naux, de l’es­pace vécu et des atti­tudes et com­por­te­ments des classes populaires.

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