Préparer la Grande Guerre

L'armée française et la guerre russo-japonaise (1899-1914)

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1914, année de l’entrée sur le champ de bataille, d’une héca­tombe, la pire que le pays ait connue dans son his­toire. L’aveuglement cri­mi­nel des géné­raux, la désué­tude d’une armée sur­clas­sée qui envoie froi­de­ment le peuple fran­çais à l’abattoir. Face à ces idées reçues, cet ouvrage est le pre­mier à pro­po­ser une his­toire de la pré­pa­ra­tion et de l’anticipation de la guerre dans les années 1900. Les guerres étran­gères (rus­so-japo­naise en Mandchourie mais aus­si en Afrique du Sud et dans les Balkans), les contro­verses de l’École Supérieure de Guerre, les grands repor­tages, les romans d’anticipation et de science-fic­tion, per­mettent d’aller à la décou­verte de l’univers men­tal de ceux qui ont pen­sé et pré­pa­ré la guerre moderne. La guerre rus­so-japo­naise en Mandchourie (1904−1905) est la pre­mière guerre média­ti­sée, indus­trielle et de masse : tran­chées, mitrailleuses, bom­bar­de­ments, bar­be­lés, charges inutiles et san­glantes. Un tableau qui, alors, fait effrac­tion dans l’univers men­tal des obser­va­teurs. En août ; 1914, les offi­ciers fran­çais se sont pré­pa­rés à affron­ter la vio­lence extrême du com­bat moderne, sans pré­pa­rer réel­le­ment la guerre elle-même. C’est la tra­duc­tion para­doxale d’une radi­ca­li­sa­tion psy­cho­lo­gique et doc­tri­nale extra­or­di­naire amor­cée en France dès 1906 autour de la thèse de « l’offensive à outrance ». Se pré­pa­rer et pré­pa­rer les Français à un sacri­fice immé­diat et mas­sif, en vue d’un choc déci­sif, vital pour la nation. L’armée fran­çaise croit ain­si assu­rer la victoire. 

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